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Des soldats angolais pénètrent au Congo-Brazzaville, via le Cabinda, Après la déstabilisation de la centre Afrique par le M23 à qui le tour dans la sous-région, est ce la chasse aux dictateurs?

Pour la première fois, sans y être invités, des militaires angolais conduisent une opération au Congo-Brazzaville. Ce mercredi 16 octobre, on s’interroge sur les raisons qui ont poussé l’armée angolaise à mener cette action. Les soldats pourchassaient-ils des rebelles cabindais qui se seraient repliés en territoire congolais ou s’agit-il d’une simple provocation de Luanda ? Depuis le 14 octobre, ces derniers occupent cinq localités en territoire congolais. A Brazzaville, c’est le mutisme total.

L’affaire a commencé lundi dernier lorsqu’un bataillon de militaires angolais pénètre en territoire congolais, par l’enclave de Cabinda. Les deux pays ont chacun un poste avancé à la frontière. Celui de l’Angola se situe à Mickonge et celui du Congo-Brazzaville à Pangui.

Face à la supériorité militaire déployée par Luanda – on parle d’environ 500 hommes – et face à ce rapport de force, la vingtaine de soldats congolais se replie et rend immédiatement compte à sa hiérarchie, à savoir le commandement de la zone militaire de Dolisie.

Brazzaville est aussitôt informée mais préfère jouer la carte de l’apaisement. Elle envoie sur place un petit détachement militaire en renfort aux soldats sur le terrain et délègue surtout le commandant Christian Loubaki, natif de la région, pour négocier un compromis.

Sur place, la réaction des militaires angolais est surprenante. Ils prennent en otages non seulement le commandant Loubaki et ses 46 hommes mais se déploient avec leurs engins blindés dans les localités de Kimongo, Pangui, Iloupaga, Yanza et Ngandambinda.

Dans l’enclave de Cabinda, Luanda maintient un fort contingent de forces de sécurité dont les effectifs se montent à environ 4 000 hommes pour une population d’à peine 40 000 personnes, soit un soldat pour dix civils. Une force qui, d’habitude, est accusée de violations de droits de l’homme par les organisations internationales mais cette incursion en territoire étranger est une première.

La sous-région CEMAC serait il entrain de subir la foudre du printemps arabe sous forme de groupes de rebelles afin de sortir les dictateurs par les petites portes pouvant conduire aux tribunaux...?

Seule l'avenir nous dira. Wait and see

@VDemomame

http://www.rfi.fr/afrique/20131016-congo-brazzaville-angola-incursion-militaires-soldats-angolais-penetrent-congo-brazzaville-cabinda

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