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Privat NGOMO (c)
Privat NGOMO (c)

Mwadzan MEYE me NGOMO, un des promoteurs qui investit dans l’émergence d’une industrie culturelle Alum NDONG MINKO, sortie en version BD vient de se lancer dans la politique et prône le départ au pouvoir des Bongos.

Quand nous savons que notre frère Zeng Ebome PC est mort pour la délivrance du peuple, alors pourquoi ne pas essayer avec NGOMO.

MA PROFESSION DE FOI POLITIQUE

Chers frères et sœurs,

Amoureux du Gabon,

Amants de la patrie,


Je me présente à vous aujourd’hui comme un homme libre, un citoyen respectant les lois de son pays même quand elles sont mauvaises, mais attendant le jour opportun de constituer ou de soutenir cette nouvelle majorité parlementaire qui érigera la Nouvelle République aux lois plus justes et en adéquation avec les réalités du pays, mais surtout, avec les aspirations populaires.

Je prends solennellement aujourd’hui la parole sur ce forum pour dire que je rentre désormais en politique. En effet, il est une chose d’avoir des convictions ou opinions politiques et de les exprimer en citoyen libre, - et c’est bien cette posture intellectuelle et responsable que j’ai adoptée jusque là -, il en est une autre de s’engager en politique en (a) s’enrôlant dans un mouvement politique, (b) en militant pour les idées de ce mouvement, (c) en postulant aux emplois politiques par voie d’élection (représentation locale ou nationale, présidence de la République) ou de nomination (gouvernement, haute administration, chancellerie) pour exercer le pouvoir et imprimer la marque du destin de sa nation.

Pour ceux qui me connaissent quelque peu, et qui suivent mes différentes interventions télévisées, ils savent déjà que je suis à la base un pur scientifique de formation, car titulaire d’un IIIème cycle en Mathématique-Informatique obtenu à l’académie de Montpellier, que j’ai suivi un cursus universitaire qui, par définition, m’éloignent bien des sciences sociales dont la politique constitue, en temps que science académique, le cœur névralgique de toutes les sciences de l’homme et de la société. J’entendais, après la fin de mes études en 1997, mettre mon expertise au service de mon pays qui m’avait accordé la bourse, comme bien d’étudiants dans mon cas, pour financer ma formation.

Malheureusement, j’ai compris bien plus tard que le système PDG, marqué du sceau bongomarien, ne supportait pas les experts nationaux qui affichaient une indépendance d’esprit et avaient un esprit critique devant le règne de la médiocratie qu’il avait institué. La production pétrolière garantissant au Gabon la rente financière attendue chaque mois pour constituer le budget national, pourquoi croire à la création d’une valeur ajoutée issue de l’intelligence et de l’esprit d’entreprise de jeunes gabonais qui participerait à la croissance économique de notre pays? Une seule voie de la réussite professionnelle était alors proposée aux jeunes cadres dynamiques et ambitieux par le système bongo, celle de l’adhésion au parti des masses et l’allégeance aux sectes ésotériques dont les missions nobles ont depuis été dévoyées dans notre chère patrie. Ainsi, les hommes de convictions qui ont conservé leur dignité et refusé cette vile allégeance ont été systématiquement bloqués dans la carrière prometteuse que leurs références académiques laissaient pourtant entrevoir, quand dans le même temps, les médiocres, les faussaires, les tricheurs, ceux dont la piètre valeur ne pouvait assurer pareille réussite dans d’autres pays respectueux de la qualité humaine, prospéraient en occupant des fonctions élevées dans la nation, avec le piteux résultat que nous connaissons après un demi-siècle de gestion : un riche émirat pétrolier africain dont la population croupit dans la misère la plus abjecte. J’ai, comme beaucoup de Gabonais de ma génération, vu les cancres de la classe devenir les dirigeants de ce pays. Que peut-on attendre d’une telle nation quand ses éléments les moins qualifiés décident de son destin et que la vraie élite est piétinée, mise au rebut, parfois assassinée ?

Malgré cette analyse froide et objective de la malheureuse situation socio-politique de notre patrie, je décidai plutôt de m’engager dans un chantier crucial qui revêtait à mes yeux un caractère plus important au regard de l’urgence signalée : la conservation de nos legs culturels, de notre patrimoine civilisationnel auprès des dernières têtes blanchies qui bientôt finiront, comme des bibliothèques qui se brûlent, dans le brasier de l’éternité. Pendant près d’une décennie, je me suis employé, aux côtés de Tsira Obiang Engo Marcellin, à recueillir les derniers témoignages enregistrés sur des supports audiovisuels grâce aux outils de captation des nouvelles technologies. Cette culture stockée, emmagasinée et traitée est entrain de faire l’objet de travaux d’essai et d’illustration qui seront consacrés dans des manuels ou bandes dessinées afin de toucher les plus jeunes et les sensibiliser à leurs propres cultures grâce à la nature attractive et distrayante de l’image et de la couleur. Nous croyons, qu’une génération nourrie aux récits de Mvet-Oyeng dont les héros sont Akoma Mba et Ze Médang, ou ayant pour figures légendaires les guerriers Wongo, Nyonda Makita, ou Ogula pour ne citer que ceux là, sera plus assise dans ses fondements culturels, défendra mieux une culture africaine dont elle sera fière et où elle trouvera le génie pour réinventer l’avenir. Ce travail étant désormais bien avancé, sans être achevé, j’ai à présent la conviction qu’il ira grandissant par l’apport des jeunes sensibilisés qui se sont rapprochés de moi et veulent apprendre et participer à la réalisation de cette noble entreprise.

Depuis l’élection présidentielle de 2009 où je pris clairement position pour monsieur Casimir Oye Mba, homme pour lequel j’ai un grand respect et une estime particulière, j’ai mûri une longue réflexion après le cuisant échec qui fut le nôtre quand à la dernière minute notre challenger, à la surprise de son état-major et de ses soutiens, jeta l’éponge.

Cinq ans après cette triste déconvenue politique, et ma réflexion achevée, j’ai pris la décision de rentrer en politique pour rendre possible une alternance politique qui ne viendra jamais des urnes. La constitution gabonaise consacre de manière subliminale une monarchie qui dit dorénavant son nom avec les récentes déclarations de madame Pascaline Mferri Bongo, et surtout l’attitude condescendante d’un chef d’État qui refuse de s’expliquer sur son acte de naissance quand tout l’y oblige : le respect du peuple souverain et de la loi fondamentale. Ce mépris souverain d’un clan familial à l’adresse de toutes les autres familles gabonaises traduit bien l’état d’esprit que certains ont de considérer le Gabon comme un bien privé obtenu en héritage. C’est là le propre des monarchies. Mais le Gabon est une République ! Certes, une République sous les tropiques, mais une république quand même, comme l’ont voulue Gondjout, Aubame Eyeghe et Minko mi Edang. Et je me réclame de cette République originelle de l’indépendance, et non celle monarchisée de la famille Bongo.

Une évidence s’impose désormais : la restauration de la République des pères fondateurs pour la refondation de la Nouvelle République passe nécessairement par la disparition de la République monarchisée, et donc par le départ du clan Bongo et ses affidés du pouvoir. C’est un impératif incontournable. Toute autre alternative politique envisagée ne permettra jamais d’atteindre l’impérieux objectif de l’érection d’un État de droit et d’une démocratie respectée au Gabon.

Mon premier acte politique, par lequel je prends date avec l’histoire, est l’intervention que j’ai accordée à la chaîne télévisée TV+ lors de l’émission « Face à Nous », animée par les talentueux journalistes Jean-François Nkoulou et Patrick Ceyrano. Cette émission sera diffusée pour la première fois ce vendredi 14 novembre 2014, à partir de 20h30 après le journal télévisé. J’aborde plusieurs thématiques importantes dont l’actualité du moment avec la sortie aux éditions Fayard du livre du journaliste français d’investigation Pierre Péan, « Nouvelles Affaires Africaines ».

Ceci est ma première sortie politique, ma première rencontre avec le peuple gabonais. D’autres actions seront menées qui me porteront vers les différentes couches de cette population meurtrie par l’incompétence d’un pouvoir désormais aux abois et sur le point de tomber. Si j’ai beaucoup fréquenté les « vieux » pour m’instruire de leur sagesse, le temps est venu pour moi de me rapprocher des « jeunes » qui ont justifié, dès le départ, l’engagement de mon combat culturel et politique.

Je vous embrasse,
Chers frères et sœurs,

Amoureux du Gabon,

Amants de la patrie.

Tag(s) : #Gabon, #Afrique

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