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La province du Woleu-Ntem, généralement appelée GRAND NORD, est la neuvième province suivant la répartition administrative territoriale du Gabon qui compte 9 provinces. Sur Cinq (5) départements que compte cette province plus vaste que la Guinée Equatoriale, il y a des ville-villages et leurs concepts qui ne cessent de se dévoiler au jour au jour. 

Il y a tellement de villes au nord, disons au Woleu-Ntem, que l'administration s'en voudrait pour son retard dans la mise à jour de la carte du Gabon.

On a :
Sakeville
Mbounaneville
Konosoville
Konoville
Bolosoville
Bissongville
Ayiborville
Sougdzapville
Gabonville 

Etc.


Mieux, Awoua probablement le plus grand village de la contrée s'est proclamé "Fala Missout" comme pour dire littéralement "la France des Noirs" et ce depuis près d'un siècle. Comme Louis Konstan Ondo Mba l'aura si bien expliqué dans sa dernière publication, il subsiste chez nous une vision de grandeur dont l'espace vital est de fait assimilé à une ville.

Il ya de fait une instigation directe aux ressortissants des village à tendre vers la ville en termes d'investissements privés ou d'infrastructures communautaires. Qui ne voudrait pas avoir une belle villa au village avec eau et électricité, dispensaire, école, route bitumée... ?

Nous avons dans la liste non exhaustive des villages sus cités, ceux de Mitzic, Oyem, Bitam et Minvoul (y en a probablement à Medouneu). Comme pour dire que la vision de grandeur est foncièrement humaine, du moins ceux qui en éprouvent le souci. 


Du coup "Bitam a ne State", un slogan que je n'ai connu que sur la toile, participe en son temps au maintien de cette vision que l'on devrait tous s'approprier pour faire la différence avec des contrées qui ne suscitent qu'interrogations et tristesse. 

(c) Bitam A ne State


Ce n'est pas un cri de guerre mais d'émulation dont les résultats à terme soutiendront les échanges qui nous obligent à ce jour de traverser le Ntem (frontière avec le Cameroun voisin) en cette période de mariages et de retraits de deuils pour s'approvisionner en bétail et basse-cour. 


Or si Tit Ako Dit Edzang, mon frère, avait un cheptel chez lui à Oyem, je lui passerais des commandes par whatsapp pour que je sois livré chez moi à Bitam dans la journée, avant le début de la cérémonie !


La sorcellerie aujourd'hui, c'est le développement, plus nous y tendrons, mieux tout ira. La rivalité douce ne devrait également reposer que sur cette base, même en famille.


Abim té!

Publié sur facebook, le 28/06/2019

 

Corneille Ollomo Ekoga 

 

Tag(s) : #Bitam, #Gabon

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