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Seins, en avoir ou pas

Il y a celles qui en voudraient plus, et celles qui en donneraient bien un peu. Trop petits ? Trop gros ? Parce qu’ils sont aussi lourds de symboles, les seins sont parfois difficiles à porter.

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Ils sont là, plantés. Plantureux ou planqués. Apparus sans prévenir sur notre corps d’adolescente, sourds à nos « stop ! » ou « encore ! », insensibles à nos tentatives de rehaussement, d’arrondissement ou de musculation, ils ont pris la forme et la taille qu’ils voulaient. Alors, il a bien fallu s’incliner, baisser les yeux, constater… Mais les accepter ? Pas si simple.

« Mes seins sont trop écartés et ils pendent. Je voudrais les faire remonter » ; « Mon mari a beau me dire qu’ils les aiment, moi, je les trouve trop petits. » Trop petits, trop gros, trop bas… par rapport à quoi ? Aux canons de la beauté, répondront la plupart des femmes. Aux seins qui se pavanent à la une des magazines, à ceux qui gonflent les maillots rouges des starlettes de Malibu. Société de l’apparence oblige,« les seins sont une véritable obsession, écrit Martin Monestier dans Seins : encyclopédie historique et bizarre… (Le Cherche Midi, 2001) Il faut qu’ils soient parfaits. »

Seulement, en matière de seins, la notion de perfection est variable : plats et musclés dans la Grèce Antique, mous et portés bas sous le Second Empire, à la garçonne dans les années 20… Aujourd’hui, la tendance est au "ferme et bien gonflé". Sous l’effet d’une alimentation plus riche et de la pilule, les poitrines généreuses sont plus nombreuses. En France, la taille moyenne – 90 B – a augmenté d’environ dix centimètres en moins d’une génération. Alors, pour ne pas être "difforme" aux yeux de ses contemporain(e)s, on n’hésite plus à faire appel à la chirurgie : aux Etats-Unis, plus de 2,5 millions de prothèses (1) ont été posées en vingt-cinq ans. On veut des seins "comme des obus". Logique, si l’on pense combien il a fallu « batailler » sur le champ des inégalités pour s’affirmer en tant que femme. Dans une société mue par les soucis de performance, concurrence et parité, la femme veut s’afficher en "tueuse" bien armée.

Alors les filles gardez là pour "nous" des hommes vos taitons des nuits sombre au bruit de loup, 

 

Tag(s) : #Santé

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