Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

 
 
 Le creux patent et pesant du discours du 26 avril 2011 du ministre de la Communication, de la Poste et de l’Economie Numérique, Paul Ndong Nguema, ne pouvait laisser sans voix les défenseurs du respect du projet de société « l’Avenir en confiance ». En d’autres termes, il était quasiment impossible de se faire violence en faisant régner le silence face à la platitude et l’impertinence d’une telle déclaration publique dans laquelle le nom du Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba est cité.
C’est dans un style dépêché des méandres de l’incompétence que le porte parole du gouvernement laisse sous entendre au grand public que si les travaux de construction en vue de la CAN 2012 accuseraient du retard, cela serait la faute des membres de l’opposition qui y effectueraient des visites. Disons sans langue de bois comme à l’accoutumée que cette dernière invention est quand même un peu trop grosse pour ne pas dire grossière : de qui se moque t-on vraiment ?
En dehors de Jean Félix Mouloungui que l’on peut excuser de n’avoir pas égrainé dans la difficulté le projet de société « l’Avenir en confiance » durant la campagne présidentielle, ce ne serait nullement une attaque ou une provocation de dire que la majorité des membres du gouvernement comme du cabinet présidentiel ne sont pas excusables de la méconnaissance parfaite qu’ils ont dudit projet.
Trop d’erreurs cumulées et accumulées invitent à mettre en exergue deux hypothèses claires : soit c’est du sabotage organisé par les personnes sensées mettre en acte les axes du projet porté par Ali Bongo Ondimba, soit c’est de l’incompétence à l’état sauvage avec pour but de faire du Gabon une République bananière. Que chaque citoyen gabonais choisisse l’hypothèse qui le convient.
Comment après avoir fait couler tant de litres d’encre et utilisé autant de tonnes de papier pour faire savoir aux autorités gabonaises que la réalisation de la CAN 2012 commence à ressembler de plus en plus à de la fiction, le porte parole du gouvernement de Paul Biyoghe Mba  trouve  le moyen de chercher publiquement des boucs émissaires quand le peuple gabonais, témoin du cours des évènements, sait d’où vient le mal qui accable Ali Bongo Ondimba.
Ce ne serait plus un scoop ou un abus de langage que d’affirmer qu’Ali Bongo Ondimba est entouré par des individus dont les capacités à mettre en place les mécanismes en vue de la réalisation du projet de société «l’Avenir en confiance » souffrent de multiples handicaps. Et pourtant ce sont ces personnes qui infestent indécemment les sphères décisionnelles de notre pays.
Face à cette situation, le peuple gabonais est partagé entre le rire et les pleurs. Cependant, les enjeux de la situation, garant de son honneur, l’invite à plus de sérieux malgré l’issue pathétique et vulgaire vers laquelle notre pays est conduit. De ce fait, la déclaration de Paul Ndong Nguema, ministre du gouvernement de Paul Biyoghe Mba, est tout simplement un manque de respect envers les populations gabonaises mais surtout envers le Chef de l’Etat à qui des salades sont racontées à longueur de journée sur l’avancement des travaux de la CAN 2012.
Convaincus que, très bientôt la réalité parlera plus fort que leurs nombreux mensonges au sujet de l’effectivité de cet évènement important, les auteurs et acteurs de ce chantier national commencent tout doucement à trouver les voies et moyens pour détourner l’attention sur leur échec et leurs responsabilités dans ce dossier qui tient personnellement au Président de la République. Oui, la patate devient de plus en plus chaude, donc intenable.
C’est pourquoi, les responsables de ce fiasco tentent de la refiler à des mains plus froides et plus solides. Hélas, personne ne la veut. Que chacun justifie son statut. Et, malgré les recommandations des émissaires de l’ONU, Zacharie Myboto et les siens, en toute légitimité saluée, objectivement ont décidé de sortir de leur réserve pour clore rapidement ce faux débat et inviter le gouvernement à prendre ses responsabilités. Il ne faut pas réveiller le « chien méchant » qui dort, devrait on dire pour la suite des évènements.
A ce sujet, il y a trop d’éléments qui permettent de dire que le mensonge est tellement gros qu’il est impossible à avaler.
En effet, les retards observés dans ce chantier de la CAN 2012 ont été constatés depuis bien longtemps par une multitude d’espaces de communication. Ce qui fait que Paul Biyoghe Mba, les membres du gouvernement en charge de ce dossier, les institutions mises en place pour coordonner les avancements des travaux et les services du cabinet présidentiel doivent prendre leurs responsabilités. Une fuite en avant ne serait nullement la solution, bien au contraire.
L’humiliation qui semble pendre au nez du Président de la République nous impose de lui proposer que des sanctions drastiques devront tomber le moment venu. La vérité qui est fille du temps ne saurait laisser émerger le mensonge et l’incompétence encore plus longtemps. Ces sanctions doivent partir de la perte sans conditions des fonctions des auteurs à l’ouverture d’enquêtes judiciaires en vue de poursuivre les responsables de cet échec qui se découvre encore plus avec les sorties médiatiques aussi scabreuses que celle du porte parole du gouvernement de Paul Biyoghe Mba. 
Plusieurs espaces numériques se sont intéressés à ce dossier chaud. Voici les références et la teneur des propos développés :
  • Sur le site Internet «afriquefoot.fr », un de ses articles du 05 avril 2010 intitulé «La préparation de la CAN prend du retard au Gabon », il n’était nullement question des visites des membres de l’opposition comme motif de retard des travaux.
  • Sur le site Internet « jeuneafrique.com », un de ses articles du 17 mai 2010 ayant pour titre « Le Gabon s’active pour ne pas être en touche », il n’était nullement fait mention des visites des membres de l’opposition pour justifier les nombreux retards observés.     
  • Lors d’une interview accordée au journal « jeuneafrique.com » publié le 01 septembre 2010 et intitulé « le temps des girouettes est fini », le Président de la République avait pris sa part de responsabilité en garantissant la disponibilité et la livraison des différentes infrastructures dans les délais fixés par la CAF contrairement aux agissements du Chef du gouvernement et de son ministre, porte parole. 
  • Sur notre ancien blog repris par de nombreux sites, hébergé chez « lepost.fr » et désactivé par les administrateurs de ce site suite à la mise en lumière du scandale financier de 7 milliards 920 millions de francs CFA à l’Assemblée Nationale, nous publions le 10 mars 2010 un article intitulé « Obiang Nguema pardonnera t-il à Ali Bongo Ondimba ?». Dans celui-ci, nous donnions les exigences techniques du domaine de l’architecture et du bâtiment en plus de prévenir cette honte que risque d’essuyer le Gabon très prochainement. D’ailleurs les prémices de ce que nous prédisions il y a plus d’un an commencent à émerger.
  • Sur le site Internet « lionsdelatlas.net », un article du 26 janvier 2011 titré « La CAN 2012 pourrait se jouer au Maroc » faisait état des raisons qui minent l’avancement des travaux sans pour autant rendre quelques individus responsables du mal constaté.
Dans la suite de ce qui a été dit précédemment au sujet de la prise de sa part de responsabilités dans les difficultés du dossier de la CAN 2012,  à la question, votre pays sera-t-il prêt pour l’organisation, conjointement avec la Guinée Equatoriale, de la coupe d’Afrique des nations de football, en 2012 ?
Le Président de la République répondait : « Évidemment. Je comprends l’inquiétude des uns et des autres, dès lors que nous avons pris un peu de retard. Mais nous n’avons jamais envisagé de déclarer forfait. Nous serons prêts le jour J ».
Une manière responsable de prendre et de comprendre les problèmes même quand ils suscitent le découragement et le désespoir. C’est aussi cela avoir le sens de la responsabilité. La parole d’Ali Bongo Ondimba nous a invité à demeurer dans l’Avenir en confiance même si notre scepticisme vient d’atteindre son paroxysme avec la sortie du porte parole du gouvernement Paul Biyoghe Mba. Qui vivra verra.
Face à ce qui vient d’être présenté comme une fuite en avant de Paul Biyoghe Mba qui n’ose plus développer son concept de « retards utiles », il nous semblait important de dire la vérité au peuple gabonais et au Chef de l’Etat qui a pourtant changé son service de renseignement.
Il n’est plus un secret de dire que les membres de l’opposition version Ex Union Nationale apprécient fortement séjourner dans de subtiles et récurrentes provocations, et qu’ils ont également de nombreux défauts connus et reconnus. Cependant, ce n’est pas pour cette raison que quelques génies de la tromperie ou de la diversion, encagoulés par leur incompétence, veulent profiter de la situation déjà bien tendue entre les deux blocs fermés qui se sont formés pour tenter de cacher leurs nombreuses incapacités qui remettent au grand jour et sur le tapis la question des erreurs de casting.
Nous rechercherons toujours à rétablir la vérité là où le mensonge souhaite régner en maître et seigneur. Myboto Zacharie et ses amis n’ont rien à voir dans cette affaire. A César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Que chacun porte sa croix.
Enfin, dans la lettre séduisante qui précéda la présentation des neuf axes du projet de société, « l’Avenir en confiance », le candidat président Ali Bongo Ondimba disait : «A côté de mon père, le Président Omar Bongo Ondimba, j’ai également appris combien il était essentiel de préserver la paix et la cohésion sociale, sans laquelle il est illusoire de réussir toute œuvre de développement national».
A la lecture de ce passage intéressant, il nous sembla important de savoir que visaient réellement les allégations, les présupposés ou les suppositions contenus en masse dans le discours de Paul Ndong Nguema, porte parole du gouvernement de Paul Biyoghe Mba si ce n’est pas une course vers plus de divisions et de tensions dans le pays ?
Quel projet est entrain d’être mis en place par le Chef du gouvernement car, nous ne reconnaissons nullement dans les actes qu’il pose les exigences que recommande le projet dénommé l’Avenir en confiance que nous avons véhiculé durant toute la campagne présidentielle de 2009 ?
Tag(s) : #Gabon

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :