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La séance plénière de l’Assemblée nationale qui devrait permettre, ce mercredi 4 mai, aux députés de voter pour ou contre la levée de l’immunité parlementaire du député André Mba Obame, a été reportée au lendemain, jeudi 5 mai, du fait d’un blocus populaire devant le palais Léon Mba.

 
© D.R. / André Mba Obame, le problématique député de Medouneu.
 
Programmé ce mercredi 4 mai, l’examen, par les députés réunis en séance plénière, du rapport de la commission ad hoc portant sur la demande de levée de l’immunité, a été reporté au lendemain, jeudi 5 mai.

Le député de Medouneu et secrétaire exécutif de l’Union nationale (UN) qui s’est proclamé, le 27 janvier dernier, président élu du Gabon et mis en place un gouvernement parallèle, n’a pas pu accéder à l’enceinte de l’Assemblé nationale. Une foule d’un peu plus d’une centaine de personnes tenait absolument à l’y accompagner et a pris sa voiture en otage, faute de pouvoir accompagner le député incriminé sur les lieux de son audition.

Estimant que cette séance plénière ne devait pas être fermée au public ou encore qu’elle devait faire l’objet d’un direct à la télévision, comme de coutume, la foule a encerclé le véhicule de Mba Obame. Les forces de l’ordre présentes sur les lieux ne sont pas intervenues. Sans doute du fait qu’un pool de députés emmené par Zacharie Myboto, président du groupe parlementaire des Forces du changement, n’avait cessé de faire des va-et-vient pour négocier le nombre de badauds pouvant entrer à l’assemblée nationale. Il a d’abord été question de dix personnes, puis de vingt. Mais la foule, radicale, a campé sur le tout ou rien. 

«C’est la maison du peuple, qu’on laisse donc entrer le peuple !», «si AMO n’entre pas avec nous, il n’entrera pas !», «c’est nous tous ou rien !», entendait-on dans la foule. Un peu plus tard, le député Nkombé Lekambo, membre d’un groupe parlementaire de l’opposition, a questionné le président Nzouba Ndama sur la présence régulière et massive des gendarmes devant l’Assemblé. En guise de réponse Guy Nzouba Ndama a indiqué : «Si vous n’avez rien à vous reprocher, vous ne devez pas avoir peur des gendarmes». 

Au terme de nombreux aller-retour entre le portail et l’hémicycle, le pool de députés conduit par Myboto s’est résigné à laisser le président de l’Assemblée nationale décider de la suite. L’ordre du jour de cette séance plénière comportait également deux autres points qui ont été examinés avant la pause transitoire devant amener au dossier Mba Obame. 

«La suspension prévue pour une dizaine de minutes a été beaucoup plus longue. Elle a duré plus d’une heure. Et, ce n’est pas le fait d’une mauvaise volonté. C’est tout simplement pour des raisons d’organisation ou, disons les choses telles qu’elles sont, des raisons politiques. Le député André Mba Obame ne peut accéder à l’hémicycle, parce que, à l’entrée de l’Assemblée nationale, il y a des compatriotes qui encerclent sa voiture et qui ne lui permettent pas d’arriver ici. Nous avons essayé. Nous voudrons bien nous excuser pour ce contretemps», a expliqué M. Zacharie Myboto aux députés réunis dans l’hémicycle et aux nombreux citoyens gabonais qui ont pu y accéder. 

Le titulaire du perchoir s’est donc vu obligé de suspendre et de reporter la séance. «Devant l’impossibilité d’examiner ce point de l’ordre du jour, je voudrais vous suggérer de suspendre la séance et je voudrais informer les membres de la Conférence des présidents que, demain à 11 heures, nous aurons une séance de la Conférence des présidents pour tenir, demain à 14 heures, la même séance plénière qui sera chargée d’examiner et d’adopter le rapport de la commission ad hoc», a, pour sa part, annoncé Guy Nzouba Ndama, président de la première chambre du Parlement. 

S’inquiétant sur la plausibilité d’un remake de ce qui s’est passé ce mercredi 4 mai, le député Emmanuel Laté s’est interrogé sur les conditions dans lesquelles va se tenir la séance plénière du lendemain : «Si je comprends bien, nous n’avons pas pu tenir cette séance aujourd’hui parce que tous les compatriotes voulaient accéder à l’hémicycle. Allons-nous, pour la séance de demain, utiliser les dispositions de l’article 44 de notre règlement qui permet à l’Assemblée nationale de tenir ce genre de séances à huis clos ? Si demain nous nous retrouvons dans une telle situation, allons-nous à nouveau renvoyer la séance », a-t-il demandé. La possibilité d’une séance à huis clos devrait être examinée par la conférence des présidents ci-dessus convoquée par Guy Nzouba Ndama.

Pour rappel, André Mba Obame a été auditionné, le 13 avril, par une commission ad hoc chargée d’étudier la recevabilité de la demande, par le procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville, de levée de son immunité parlementaire. Cette audition ayant eu lieu à huis clos, il s’agissait maintenant d’examiner, en séance plénière de l’Assemblée nationale, le rapport de cette commission. A l’occasion le député de Medouneu devait également être entendu par l’ensemble des députés. 
En réalité la loi gabonaise prévau:
  1. Apres la commision ad hoc, qui a poiur mission d'étudier la recevabilité de la demande par le         procureur de la cour, 
  2. Une séance pléniaire est tenue à l'assemblée nationale, devant l'ensemble des députés collègues ainsi que le peuple souverrain qui a choisi leur élu
    3. cette audition doit être en direct à la Première chaise de Radio nation et publiée dans le journal écrit.
la loi est clair, mais comme le blocus énervant a toujours opter pour la vilolence cette fois ci le peuple Gabonais se dit pres à toute affrontement possible pour que la loi soit respectée.
Tag(s) : #Gabon

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